Les sources, datées
Nous ne certifions pas une source, nous datons une vérification. Voici les cinq conditions pour entrer dans la liste, la liste elle-même, et les deux mentions que porte chaque rapport.
Ce texte fait foi : c'est lui que citent les rapports et les autres pages, mot pour mot. Il ne change qu'avec une date.
Les sources
Ce que nous avons vérifié, et quand.
La règle : nous ne certifions pas une source, nous datons une vérification
Une certification perpétuelle se périme en silence dès que la source change son export. Une vérification datée, elle, ne se périme jamais : elle vieillit — visiblement — et c'est vous qui jugez si elle est encore fraîche.
C'est la règle que nous appliquerons au registre public : on déclare avant, on note après, on n'efface jamais. Nous nous l'appliquons à nous-mêmes d'abord.
Les cinq conditions pour entrer dans la liste
- Deux fichiers réels au minimum, provenant de deux comptes différents. Aucun fichier de test fabriqué par nous ne compte. Un seul fichier ne permet pas de distinguer le format de la particularité de son propriétaire.
- Au moins un fichier de plus de douze mois et de plus de cinquante lignes. Les formats changent. Un export récent ne dit rien de ce que nous lirons chez quelqu'un qui investit depuis 2021 — et c'est précisément la personne à qui l'audit s'adresse.
- Les champs obligatoires se remplissent sans intervention manuelle, ou ceux qui manquent sont nommés. Une source dont les frais manquent peut être couverte, à condition que sa fiche le dise et que le rapport se dégrade en conséquence.
- Une fiche de couverture est publiée : date du test, nom exact de l'export dans l'interface de la source, colonnes trouvées, champs non obtenables, dégradation qui en résulte, plafonds constatés.
- Une date de re-vérification à douze mois. Passé ce délai, la fiche affiche elle-même « vérifié le JJ/MM/AAAA — non revérifié depuis N mois ».
Il n'y a pas de critère de sortie. Une source ne quitte jamais cette liste et une fiche n'est jamais réécrite : elle est datée, puis remplacée par une fiche plus récente, l'ancienne restant consultable.
La liste
État au 21/09/2026 — aucune fiche de couverture n'est encore publiée. Les six entrées ci-dessous sont les sources que nous qualifions en premier, pendant nos vingt premiers audits. Tant qu'une fiche n'est pas publiée avec sa date, la source n'est pas certifiée — et cette page le dit plutôt que d'annoncer une couverture qui n'existe pas encore.
Chaque ligne porte désormais son canal : un export déposé et une lecture par API — l'accès direct, de machine à machine, aux données d'un compte — sont deux vérifications distinctes. Le même acteur peut être vérifié sur l'un et pas sur l'autre. C'est pourquoi Kraken occupe deux lignes — et Binance aussi, depuis le 21/09/2026 : l'export Spot et l'historique des transactions sont deux exports différents, qui ne portent pas les mêmes mouvements.
binance.spotbinance.transactionskraken.trades · kraken.ledgerskraken.apiledgerlive.csvSEXTANT_LEDGER_V1
| Source | Format | Canal | Ce que nous en savons déjà | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Binance — export Spot (le marché au comptant : achats et ventes directs) | binance.spot | Export | Traité comme une archive : un format figé ne casse plus. Plafonds documentés par l'éditeur, lus le 22/08/2026 : un an maximum par relevé, 10 000 lignes en deçà de six mois, cinq relevés par mois. Un historique de trois ans arrive donc en plusieurs fichiers — c'est prévu. | En cours de qualification |
| Binance — historique des transactions (tous les comptes : Spot, Funding, marge — une ligne par mouvement d’actif) | binance.transactions | Export | En-tête lu sur un fichier réel le 15/09/2026 : sept colonnes, une seule jambe par ligne — un échange y est deux lignes à apparier, un placement une seule, et le sens se lit dans le signe du montant, pas dans le libellé. C’est cet export, et non l’export Spot, qui porte les conversions d’une cryptomonnaie vers une autre et les frais ligne à ligne. Constaté sur ce fichier : deux ans d’opérations dans un seul relevé. Un libellé d’opération que nous ne connaissons pas est rejeté et compté, jamais deviné. | En cours de qualification |
| Kraken — rapports Trades et Ledgers | kraken.trades · kraken.ledgers | Export | Documentation lue le 22/08/2026 : le rapport Trades porte le détail des exécutions ; les Ledgers portent les frais. La génération peut prendre de quelques minutes à une semaine — prévoyez-le. | En cours de qualification |
| Kraken — clé API en lecture seule | kraken.api | API, lecture seule | Le même compte, lu directement à la source au lieu d'un fichier déposé. La documentation lue le 22/08/2026 décrit des permissions limitées à la consultation : une clé qui ne peut ni retirer, ni passer d'ordre. Ce canal change la nature de la preuve — un fichier peut être modifié par la personne qui le dépose, une lecture directe ne le peut pas. | Déclarée — la qualification suivra la mise en service de notre lecture à la source |
| Ledger Live — export CSV | ledgerlive.csv | Export | Lu dans le code source de l'éditeur le 22/08/2026 : douze colonnes, multi-comptes, contre-valeur à la date de l'opération incluse — ce qui évite d'avoir à la recalculer. Deux limites connues : il n'existe pas de type « échange », un échange s'y lit comme deux opérations non liées ; et les virgules sont retirées des valeurs sans protection — une valeur qui en contenait une est altérée en silence. | En cours de qualification |
SEXTANT_LEDGER_V1 | — | Fichier que vous produisez | Le format décrit en partie 01. Ce n'est pas une plateforme : c'est la source que vous pouvez produire vous-même, ou qu'un outil tiers peut produire pour vous. | Publié en 1.0.0-draft |
Ensuite, dans cet ordre, et pas avant que les premières soient certifiées : Coinhouse, SwissBorg, et les formats d'import universels utilisés par les outils de suivi de portefeuille.
Ce qui n'est pas une source
Un portefeuille logiciel n'est pas une source : c'est une adresse. Les portefeuilles les plus répandus ne produisent aucun export natif et renvoient vers les explorateurs de blocs. Nous ne prétendons donc pas les couvrir aujourd'hui. Si vous êtes dans ce cas, écrivez-nous : la lecture d'adresses déclarées est un chantier ouvert, et son périmètre sera fixé par des cas réels, pas dans l'abstrait.
Si votre source n'est pas dans la liste
Cela signifie que nous n'avons jamais testé son export — pas que nous ne savons pas le lire.
Envoyez-nous votre fichier à [email protected] : vous aurez votre rapport, et il portera la mention « source non certifiée », parce que nous ne mentons pas sur ce que nous avons vérifié. Et si votre fichier nous permet de qualifier la source, elle entre dans cette liste, nous vous le disons, et votre rapport suivant sera certifié.
Les deux mentions que porte chaque rapport
Elles répondent à deux questions sans rapport l'une avec l'autre, et nous ne les confondons pas :
| Mention | La question à laquelle elle répond |
|---|---|
| Certifié ou accepté | Avons-nous testé et daté ce format ? C'est une question sur notre compétence. |
| Pièce déclarée ou vérifié à la source | La personne mesurée peut-elle modifier ce qu'elle nous fournit ? C'est une question sur l'intégrité de la donnée, et elle est indépendante de la première. |
La seconde mention découle du canal de la liste ci-dessus : un export déposé reste une pièce déclarée ; une lecture par clé API en lecture seule est vérifiée à la source.
Un fichier issu d'une source certifiée reste un fichier que son propriétaire peut éditer. Il ne peut donc pas porter la même mention qu'une lecture faite directement à la source, en accès lecture seule. Le registre public et la mention « Vérifié par Sextant » exigent une lecture à la source ; un rapport d'audit s'accommode d'une pièce déclarée, à condition de l'écrire.
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